Pietro Carlo Pellegrini

Architecte

Que doit-on conserver ? Que doit-on éliminer ? Comment commencer ?
En Italie, il existe un rapport difficile qui doit être maintenant construit avec les organismes de protection : les surintendances.
Il est important de réussir à créer un débat constructif pour pouvoir contribuer à modifier le système de «protection» ou mieux le système «pour ne varier absolument rien», on arrive même à protéger, sur des aires assujetties, des édifices projetés par des entreprises de préfabriqués (comme il m’est arrivé récemment).
Avant de décider que doit-on conserver et éliminer, il faut se confronter avec cet organisme de l’état et, la même chose est valable pour comment reconstruire ou restructurer.

Dans quel cadre serait-il particulièrement avantageux d’intervenir ?
Restaurer avec qualité est très cher, mais c’est rentable pour la valeur immobilière que l’édifice prendra dans le temps, et surtout pour le respect du paysage et des centres historiques.

Ce serait une valeur reconnue dans le monde ?
Enormément, notre école est une école importante : du comment on restaure et du comment on lit l’intervention contemporaine par rapport à l’ancien.

Quelques exemples intéressants ?
La restauration de la Pilotta à Parme, Santa Maria della Scala à Syène, la restauration du Théâtre Verdi à Pise et la reconstruction du Bourg San Michele, toujours à Pise.

Mais combien de temps faudrait-il pour restaurer…. Un Pays ? Combien cela coûterait-il ?
En Italie, il faudrait beaucoup de temps…les coûts peuvent aller de 1.250 à 1.500 euros au m2.
Le problème est que les italiens savent bien suffoquer les enthousiasmes et collaborent peu ensemble; ils sont trop individualistes, ils ont peur de se confronter.

Pietro Carlo Pellegrini