Michele De Lucchi

Architecte

Le problème de la restauration est sans doute un problème à affronter tangentiellement car la restauration comme simple restauration d’un édifice ou d’un tableau ou bien d’une sculpture est aussi un thème fascinant mais aride en soi dans le sens où l’on fait durer les choses certainement plus longtemps mais inévitablement on intervient sur l’authenticité.

Personnellement, je m’occupe de la restructuration architectonique où les grands problèmes résident dans la re-fonctionnalisation des espaces pour de nouvelles destinations d’usage et la réadaptation technologique des installations.

Ce sont les arguments qui m’intéressent le plus et que je rencontre avec plus d’assiduité et je sais que le premier problème de la restauration réside dans la question «Que doit-on faire de tous ces vieux palais, châteaux, salons, églises, parcs, etc. … que nous avons, surtout en Italie, et que pouvons-nous faire pour qu’ils ne se ruinent pas?»

Je connais les problèmes des propriétés de grandes Institutions, de grandes Entreprises, de grands Patrimoines familiaux qui voient dans la possession de palais très précieux et très beaux, un grand problème de gestion et économique et je sais combien il est dur de valoriser ces biens en les utilisant pour des services utiles, pratiques et avantageux.

La question qui se pose continuellement dans les bureaux immobiliers est (toujours la même): «Que faisons-nous de cet édifice avec ces grandes pièces et ses grands tableaux, avec ces corniches et ces portails?

Désormais, il y a beaucoup de musées et ils sont difficiles à gérer et à entretenir, des hôtels et centres commerciaux pour lesquels il est toujours plus difficile d’obtenir la licence, les centres culturels ne rendent plus, les restaurants sentent mauvais, les bars font désordre et confusion, les librairies rendent moins des centres culturels, les laisser intacts pour des visites guidées, il y a plus à dépenser qu’à gagner, celui qui vient vole et casse aussi…. »

En Amérique, à partir  d’une laideur datant une vingtaine d’années, on en fait un fétiche à vendre dans la moitié du monde. En France, on a inventé la formule des subventions en échange des visites guidées et nous, en Italie…

Michele De Lucchi 

http://www.micheledelucchi.com/