Architecte
Restauration.
Un mot qui devrait signifier redonner de la vie mais qui souvent sonne triste et crée des regrets. Ce n’est pas le mot le problème. Le temps est sans doute la question.
Restauration peut signifier tout d’abord redonner de la forme, de la substance ou ceci est ce qu’un homme amateur de la ville et de l’environnement s’attend. Si chaque projet, à son origine, a créé une métamorphose du réel, la restauration, à différence de ceux qui croient le contraire, accomplie elle même une métamorphose par rapport au réel avec lequel elle se confronte et peut être, avec conscience et savoir, elle devrait l’accomplir aussi par rapport à sa signification dans le temps. La restauration est souvent hypocrisie, absence de volonté, euthanasie d’une origine.
L’Académie, la peur des responsabilités et l’incapacité de comprendre avec courage l’état des choses, nous amène continuellement à assister à de véritables perversions protégées par le gonfalon de l’acte de la «restauration».
Je ne saurais mais, objectivement, ce n’est pas la restauration d’un palais dans le seul sens de son «corps» qui est intéressante, si on ne veut offrir que lui-même et on ne le nourrit pas, ni même d’une réflexion de projet contemporaine et moderne, surtout sur l’usage des espaces ou sur comment aujourd’hui et dans le futur il est possible de les utiliser, d’en exalter la valeur et ses possibilités, désormais uniques. Ce n’est pas la restauration d’un monument qui est en discussion.
C’est le comportement qui est en discussion. Il faudrait le récupérer, avec courage et intuition.

